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L'histoire
de la ville de Bastia
En 1745, la flotteaustrosarde sous la conduite de Domenico Rivarola,
attaque et prend la cité après avoir
détruit une tour du palais.
L'année suivante,le gouverneur
de Mari, reprend Bastia, dénonce
un complot, fait pendre 18 hommes
et une femme à la potence du Bastion
Saint-Charles que l'on peut voir
encore de nos jours ; envoie les
autres prisonniers à gênes.
Pour assurer la protection de la
ville, il fait construire quatre forts
sur les hauteurs : Monserrato,
San Gaetano, La Croix, Straforello.
En 1747, nouvel assaut de Rivarola.
Ces faits de guerre n'empêchent pas
la cité de s'agrandir et de prospérer.
A l'arrivée des français, le siège
du gouvernement est transféré en
basse ville.
Bastia compte alors huit quartiers :
le Gouvernement, Saint-François,
Saint-Jean, le Port, les Jésuites,
Saint-Angelo, la Colline,
la Citadelle et deux faubourgs
Saint-Joseph et Saint-Nicolas fermées
pas deux barrières. La population
civile est de 8000 habitants.
L'année 1794 voit le gouvernement
anglais prendre possession de la
ville après un siège mémorable où les
bastiais se défendirent avec
acharnement pendant deux mois avant de
capituler avec les honneurs
militaires. L'intermède anglais dura deux ans et en 1796, Bastia redevint le chef-lieu
du département du Golo que la révolution française lui avait accordé.
En 1811, Bastia perd son privilège de capital au profit d'Ajaccio, mais son activité
économique continue à s'accroître avec l'implantation de hauts fourneaux à Toga,
qui traite le fer de l'île d'Elbe. Au cours du XIXème siècle, la ville va se développer
et s'embellir. La traverse n°1 (boulevard Paoli), la traverse n°2
(la rue César-Campinchi), le Palais de justice, le Théâtre sont édifiés sous le second
empire. La place Saint-Nicolas sera terminée à la fin du siècle ainsi que le quartier
de la gare. Le début du XXème siècle verra l'achèvement des travaux du nouveau port
et l'extension des quartiers périphérique vers Toga et Saint-Joseph.
La seconde guerre mondiale n'épargne pas Bastia et un bombardement américain détruit
la ville à 80 % en 1943. Relevée de ces ruines, la cité continue son expansion vers le
sud dans le quartier neuf de Lupino et vers le nord en direction de Pietranera.
Aujourd'hui, Bastia, siège de la préfecture de Haute-Corse,
est la métropole économique de la région.
Avec son musée d'Ethnographie corse, son théâtre, sa salle des congrès
de près d'un millier de places, sa riche bibliothèque, ses nombreux
édifices civils et religieux et son vieux port, Bastia est un des
fleurons du tourisme corse.